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Des virus au service de l’humanité ?

Publié le 01/04/25 dans les thématiques Antimicrobiens

Il était une fois, le bactériologiste anglais Ernest Hankin, qui mit en évidence pour la première fois la présence d’entités anti-bactériennes dans les eaux de fleuves indiens, mettant l’humanité sur la voie d’une thérapie anti-infectieuse prometteuse et plus que jamais d’actualité.

Retournons en 1896, au bord du Gange, là où le choléra fait des ravages. Hankin, alors missionné pour travailler sur le bacille cholérique, est surpris par la faible quantité de Vibrio cholerae présente dans le fleuve. Il se demande également pourquoi, lorsque le choléra éclate sur les rives, il ne descend pas dans les villages en aval. La maladie étant transportée par l’eau, sa propagation devrait en effet suivre les flots. Hankin révèle alors l’existence d’une substance qui même après passage sur filtre Chamberland, s’attaque aux bactéries responsables du choléra, avec une redoutable efficacité.

Cette curiosité interpella Félix d’Hérelle, un chercheur français qui mit en évidence en 1917 des entités biologiques capables de former des plages de lyse sur cultures bactériennes. Il nomma tout simplement ces mangeurs de bactéries, « bactériophages ». Le chercheur envisagea immédiatement de les utiliser pour traiter des infections bactériennes, et c’est ainsi qu’en 1919, il soigna un patient atteint de dysenterie : la phagothérapie était née.

Mais que se cache-t-il derrière ces tueurs de bactéries ?
Il faudra attendre les années 1940 pour que les bactériophages soient observés avec un microscope électronique. La biologie moléculaire permit ensuite de découvrir qu’il s’agissait de virus encapsidés ne s’attaquant qu’aux bactéries, de manière très spécifique et ciblée. De plus, il s’avéra que les bactériophages se retrouvent dans tous les biotopes, d’autant plus si le milieu est riche en bactéries, comme le sol ou les eaux d’égout. Ces derniers constituent d’ailleurs aujourd’hui des lieux d’approvisionnement privilégiés pour les chercheurs.

Mais pourquoi le recours à la phagothérapie ne s’est-il pas démocratisé ?
Pour comprendre cela, repartons dans les années 1930, période au cours de laquelle les premiers antibiotiques virent le jour. L’exploitation généralisée dans le monde occidental de ces molécules très efficaces fit tout simplement tomber les bactériophages dans l’oubli…

Aujourd’hui, du fait de l’utilisation non contrôlée des antibiotiques, nous devons relever le défi de l’antibiorésistance. L’identification de thérapies alternatives s’avère donc essentielle, et c’est tout naturellement que les regards se tournent à nouveau vers la phagothérapie. Ainsi, c’est plus de cent ans après leur découverte, que les bactériophages vont enfin pouvoir jouer leur rôle et exprimer tout leur potentiel, fournissant à l’humanité une piste pour éviter de retourner à une ère pré-antibiotiques aux conséquences désastreuses.

Actualités et articles

La lugdunine, ou l’arme secrète d’une irréductible bactérie

Il était une fois une bataille invisible, menée au plus profond de notre nez. Un champ de guerre microscopique, où des bactéries s’affrontent sans relâche pour défendre leur territoire. Un peu comme un village d’irréductibles Gaulois, encerclé de toutes parts… sauf qu’ici, pas de Romains, mais des microbes. C’est dans ce décor étonnamment stratégique qu’un antibiotique inattendu a été découvert : la lugdunine.

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2026 : relever de nouveaux défis scientifiques à vos côtés

Alors que 2026 s’ouvre devant nous, toute l’équipe Smaltis vous adresse ses vœux les plus sincères : que cette nouvelle année soit riche en clarté, en créativité, en collaborations stimulantes… et en avancées scientifiques qui trouvent l’écho qu’elles méritent.

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Tests d’activité antimicrobienne : objectiver, comprendre et anticiper la résistance

Chaque jour, les antimicrobiens affrontent leurs adversaires naturels : les bactéries.
Mais dans cette guerre silencieuse, rien n’est figé : les bactéries apprennent, s’adaptent, se défendent… et développent des mécanismes de résistance toujours plus sophistiqués.
Smaltis est une CRO de microbiologie spécialisée dans l’étude de l’antibiorésistance et l’accompagnement du développement préclinique d’antimicrobiens. Nous soutenons les développeurs de nouveaux antibiotiques, peptides, biocides et autres agents anti-infectieux avec une palette complète de tests in vitro, conçus pour répondre aux projets R&D les plus ambitieux.

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À la rencontre des acteurs de l’innovation

Présence sur les salons phares de l’automne 2025 ! Des dispositifs médicaux aux biothérapies, de la recherche fondamentale à la production industrielle, Smaltis va à la rencontre des porteurs de projets pour mieux comprendre les besoins en microbiologie et construire de nouvelles collaborations.

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Nouvelle structuration de l’offre : 2 Business Units au service de vos projets

Chez Smaltis, notre ambition reste inchangée : mettre l’excellence microbiologique au service de vos innovations. Pour mieux répondre à la diversité de vos besoins, nous avons structuré notre offre autour de 2 Business Units complémentaires, véritables piliers de notre engagement scientifique et technique.

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Malassezia : Cultiver l’invisible, un défi relevé

Certaines levures font de la résistance… en particulier Malassezia restricta.

Cette levure lipophile, naturellement présente sur la peau humaine, est impliquée dans divers déséquilibres du microbiote cutané, notamment ceux associés aux pellicules ou aux dermatites séborrhéiques. Mais la cultiver en laboratoire n’est pas une mince affaire !

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Les bactéries en font tout un fromage

Il était une fois le fromage, haut lieu de communication entre champignons et bactéries.

Alléchée par l’odeur des fromages français, une équipe de la Tufts University a publié des travaux sur la manière dont, au sein du Camembert, Roquefort et autres réjouissances, les bactéries utilisent les composés produits par les champignons et adaptent leur comportement.

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Des virus au service de l’humanité ?

Il était une fois, le bactériologiste anglais Ernest Hankin, qui mit en évidence pour la première fois la présence d’entités anti-bactériennes dans les eaux de fleuves indiens, mettant l’humanité sur la voie d’une thérapie anti-infectieuse prometteuse et plus que jamais d’actualité.

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ECCMID – ESCMID Global

Smaltis se rend à la 34ème édition du congrès international ECCMID renommé ESCMID Global, à Barcelone, du 27 au 30 avril 2024. Cet évènement de microbiologie clinique et de maladies infectieuses est l’un des plus grands et des plus importants congrès dans le domaine de l’infection, rassemblant plus de 16 000 participants du monde entier pour contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques.

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Sanofi Vaccines R&D Day

Smaltis s’est rend au Sanofi Vaccines R&D Day, organisé par Sanofi en partenariat avec Lyonbiopôle, Enosis Santé et Polepharma !
Cet événement vise à faire émerger des partenariats autour de 5 thématiques : approches antimicrobiennes, vaccins et anticorps thérapeutiques, administration de vaccins par les muqueuses ou la peau, immunologie, et conception d’antigènes. Tout un programme !

Cédric Muller sera présent lors de cet évènement qui aura lieu le 11 avril 2024, à Lyon, au 14 Espace Henry Vallée.

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