Premier épisode consacré aux bactéries exigeantes : les Borrelia, spirochètes responsables de la borréliose ou maladie de Lyme, pour lesquelles la précision du dénombrement conditionne directement la qualité de l’inoculum.
Chez Smaltis, nous travaillons notamment avec Borrelia afzelii, Borrelia burgdorferisensus stricto et Borrelia garinii, trois espèces majeures du complexe Borrelia burgdorferi sensu lato impliquées dans la borréliose ou maladie de Lyme.
Ces spirochètes fins, sinueux et mobiles présentent une croissance lente sur des milieux enrichis spécifiques.
Mais le véritable défi ne réside pas uniquement dans leur culture. Il réside également dans la détermination précise de la concentration bactérienne.
Pour les Borrelia, le dénombrement des Unités Formant Colonies (UFC) sur gélose n’est pas la méthode de choix. La quantification repose généralement sur un comptage direct en chambre de Neubauer sous microscope. Toutefois, la finesse des cellules, leur motilité, et leur répartition dans la suspension rendent cette mesure particulièrement sensible aux conditions d’observation, aux règles de comptage et à l’homogénéisation de l’échantillon.
C’est pourquoi une approche moléculaire telle que la qPCR, peut compléter cette mesure en apportant une quantification basée sur la charge génomique. Elle doit toutefois aussi être interprétée pour ce qu’elle mesure : des équivalents génomes et non directement des bactéries viables.
Observation sous microscope objectif X40, d’une culture de B. burgdorferi
Chez Smaltis, nous maîtrisons l’ensemble de cette chaîne, de la mise en culture à la préparation d’un inoculum documenté, en passant par le contrôle de la morphologie, de la motilité et de la concentration. L’objectif n’est pas simplement de fournir un volume de culture, mais un matériel biologique reproductible et scientifiquement exploitable pour les études sur la maladie de Lyme.
Vous devez produire ou calibrer un inoculum de Borrelia ? Échangeons sur les besoins spécifiques de votre projet !
Actualités et articles
Borrelia : la précision quantitative au coeur de l’inoculum
Premier épisode consacré aux bactéries exigeantes : les Borrelia, spirochètes responsables de la borréliose ou maladie de Lyme, pour lesquelles la précision du dénombrement conditionne directement la qualité de l’inoculum.
Chez Smaltis, nous travaillons notamment avec Borrelia afzelii, Borrelia burgdorferisensus stricto et Borrelia garinii, trois espèces majeures du complexe Borrelia burgdorferi sensu lato impliquées dans la borréliose ou maladie de Lyme.
Cutibacterium acnes : quand la souche compte autant que l’espèce
À la surface de notre peau et au cœur des follicules pilo-sébacés vit une bactérie bien connue : Cutibacterium acnes. Particulièrement abondante dans les zones riches en sébum, cette bactérie à Gram positif et anaérobie aérotolérante est fréquemment associée à l’acné.
Pourtant, sa présence n’est pas en elle-même le signe d’un déséquilibre. C. acnes fait partie du microbiote cutané normal et se retrouve aussi bien sur une peau saine que sur une peau à tendance acnéique. Certaines études ont même montré que son abondance globale pouvait être relativement comparable dans ces deux situations.
Le rôle de C. acnes ne peut donc pas être compris en recherchant uniquement sa présence ou en mesurant sa quantité. Il dépend également de la composition de sa population, des propriétés des souches qui la constituent et de leurs interactions avec leur environnement.
Résistance de Pseudomonas aeruginosa aux odilorhabdines : MexXY(OprM) au cœur de la réponse bactérienne
Pourquoi une molécule antibiotique active contre plusieurs bactéries à Gram négatif peut-elle perdre une grande partie de son efficacité face à Pseudomonas aeruginosa ?
Une étude publiée en 2026 dans Microbiology Spectrum, à laquelle Smaltis a contribué, apporte de nouveaux éléments de réponse. Elle montre que la pompe d’efflux MexXY(OprM) joue un rôle majeur dans la résistance de P. aeruginosa aux odilorhabdines, une nouvelle classe d’antibiotiques ciblant le ribosome bactérien.
Au-delà de ce résultat, cette étude illustre une réalité essentielle pour le développement de nouveaux antimicrobiens : connaître la cible d’une molécule ne suffit pas. Il faut aussi comprendre comment la bactérie la détecte, s’y adapte et organise sa défense.
Choisir la bonne souche pour construire un modèle microbiologique pertinent
En microbiologie, une souche n’est jamais un simple élément du protocole. Elle porte un génome, une histoire et une origine qui conditionnent ce que l’expérience pourra réellement montrer. Deux souches appartenant à la même espèce peuvent ainsi produire des résultats différents, tous techniquement justes, mais qui ne répondent pas nécessairement à la même question.
C’est pourquoi, chez Smaltis, le choix de la souche fait partie intégrante du design expérimental. Avant d’ouvrir une collection ou de rechercher un isolat, nous clarifions l’objectif du projet : faut-il standardiser une méthode, comprendre un mécanisme, évaluer un antimicrobien, reproduire un phénotype de résistance ou représenter une situation clinique ? La réponse détermine ensuite le modèle pertinent : souche de référence, isolat humain, vétérinaire ou environnemental, panel de souches, mutant disponible ou souche construite à façon.
Il était une fois une odeur si universelle qu’elle reçut son propre nom : le petrichor.
Cette odeur si particulière qui s’élève du sol après une pluie d’été, lorsque les premières gouttes frappent une terre restée sèche pendant plusieurs jours. Une odeur rassurante, familière, presque universelle, qui évoque pour certains les promenades en forêt, pour d’autres les jardins après l’orage ou les souvenirs d’enfance. Pendant longtemps, on pensa simplement qu’il s’agissait de l’odeur de la terre mouillée. Mais la réalité s’avéra bien plus surprenante.
Gestion de la contamination microbiologique : identifier, comprendre et prévenir la récidive
Une contamination microbiologique ne se limite pas à un résultat non conforme. Dans un développement R&D, un contrôle qualité, un procédé industriel ou une production biologique, elle pose immédiatement des questions concrètes : d’où vient le contaminant, est-il ponctuel ou récurrent, quel est son impact, et comment éviter qu’il ne réapparaisse ?
La réponse ne consiste pas seulement à identifier la bactérie puis à relancer le procédé. Pour maîtriser durablement une contamination bactérienne, il faut construire une investigation capable de relier les observations de laboratoire au contexte réel : échantillons, flux, matières premières, équipements, nettoyage, désinfection et pratiques de terrain.
Chez Smaltis, nous abordons ces situations comme une enquête microbiologique structurée : comprendre le problème, isoler les contaminants, identifier et comparer les isolats, conserver les éléments utiles, puis tester les solutions de prévention adaptées.
Microbiote cutané : cultiver l’exigence pour objectiver l’innovation
Le microbiote cutané n’est pas un décor. C’est une composante fonctionnelle de la peau, impliquée dans la protection contre les pathogènes, le dialogue immunitaire et la modulation de l’inflammation. Un écosystème dynamique, fait d’interactions fines entre bactéries, levures, hôte et environnement.
Notre approche repose sur une conviction simple : comprendre un microbiote, ce n’est pas seulement l’identifier. C’est savoir le cultiver, l’interroger et produire une donnée scientifiquement défendable.
C’est précisément ainsi que nous abordons le microbiote cutané : comme un écosystème complexe, dont il faut maîtriser les acteurs, les dynamiques et les mécanismes avant de prétendre en moduler l’équilibre.
Il était une fois, dans les hôpitaux du XXIe siècle, une infection que même les antibiotiques ne parvenaient plus à faire taire. Une infection opportuniste, causée par une bactérie nommée Clostridioides difficile, qui surgissait souvent chez des patients déjà fragilisés… et surtout déjà lourdement traités. Revenons sur l’histoire de cette infection à l’origine de nouveaux traitements.
Caractérisation des probiotiques : démontrer la sécurité et objectiver l’activité
Les probiotiques sont souvent présentés comme une catégorie simple. En réalité, leur caractérisation est devenue un exercice scientifique et réglementaire exigeant. Il ne suffit plus d’identifier une espèce ni d’invoquer un historique d’usage favorable : la démonstration doit désormais être conduite au niveau de la souche, en cohérence avec l’usage visé, la population cible et le cadre réglementaire considéré. Dans les référentiels de référence, un micro-organisme ne peut être qualifié de probiotique au sens strict que s’il est suffisamment caractérisé, sûr pour l’usage prévu, vivant à dose pertinente jusqu’à la fin de vie du produit, et associé à un bénéfice santé documenté. [1,5,7,8]
La question qui se pose alors est « que savons-nous démontrer, de façon robuste, sur son identité, sa sécurité et son activité fonctionnelle ? ». C’est particulièrement vrai pour les souches nouvelles ou peu documentées, pour lesquelles la seule taxonomie est insuffisante. Les cadres EFSA, GRAS et canadiens convergent sur un point central : la caractérisation utile est une caractérisation par souche, interprétée à la lumière de l’usage final. [1–6]
Construction de mutants bactériens : concevoir des souches propres, robustes et exploitables
La construction de mutants bactériens est un levier central en microbiologie. Longtemps utilisée pour élucider la fonction des gènes, elle occupe aujourd’hui une place tout aussi stratégique dans des projets de bioproduction, de biotechnologie ou de développement de bactéries thérapeutiques, où la souche modifiée peut devenir le produit final.
Cette évolution change profondément la manière d’aborder la mutagénèse. Il ne s’agit plus seulement de modifier un gène, mais de concevoir une souche cohérente avec son usage final, ses contraintes d’exploitation et son niveau d’exigence réglementaire.