Smaltis est heureuse de participer à la 8ème édition de l’AMR Conférence à Bâle du 6 au 7 mars 2024, véritable plateforme pour les PME, les start-ups, les grandes entreprises pharmaceutiques, les universités, les investisseurs et les institutions publiques pour discuter des stratégies et des défis spécifiques auxquels est confronté l’écosystème de l’innovation concernant la mise sur le marché de nouveaux traitements et diagnostics antimicrobiens.
Cédric Muller, notre Président, est ravi d’y rencontrer les différents acteurs impliqués dans le domaine des antimicrobiens et d’identifier les défis auxquels sont confrontés les développeurs de nouvelles stratégies.
La conférence est le guichet unique pour se tenir au courant des dernières tendances en matière de développement de produits AMR, couvrant des sujets scientifiques, réglementaires, financiers et politiques.
L’évènement couvre l’ensemble de la chaîne de valeur de l’innovation, y compris les percées scientifiques, le développement préclinique et clinique, mais aussi des sujets financiers tels que le financement public de la R&D, les incitations du marché et le point de vue des investisseurs. Des sessions spécifiques sont également consacrées à la thérapie par les phages, aux diagnostics, aux antifongiques et aux combinaisons de médicaments antituberculeux. L’accent sera également mis sur One Health et sur la manière dont l’intelligence artificielle peut favoriser la prévention et l’utilisation intelligente des antibiotiques.
La conférence sur la résistance aux antibiotiques est organisée conjointement par BEAM Alliance et bamconn GmbH.
Actualités et articles
Résistance de Pseudomonas aeruginosa aux odilorhabdines : MexXY(OprM) au cœur de la réponse bactérienne
Pourquoi une molécule antibiotique active contre plusieurs bactéries à Gram négatif peut-elle perdre une grande partie de son efficacité face à Pseudomonas aeruginosa ?
Une étude publiée en 2026 dans Microbiology Spectrum, à laquelle Smaltis a contribué, apporte de nouveaux éléments de réponse. Elle montre que la pompe d’efflux MexXY(OprM) joue un rôle majeur dans la résistance de P. aeruginosa aux odilorhabdines, une nouvelle classe d’antibiotiques ciblant le ribosome bactérien.
Au-delà de ce résultat, cette étude illustre une réalité essentielle pour le développement de nouveaux antimicrobiens : connaître la cible d’une molécule ne suffit pas. Il faut aussi comprendre comment la bactérie la détecte, s’y adapte et organise sa défense.
Choisir la bonne souche pour construire un modèle microbiologique pertinent
En microbiologie, une souche n’est jamais un simple élément du protocole. Elle porte un génome, une histoire et une origine qui conditionnent ce que l’expérience pourra réellement montrer. Deux souches appartenant à la même espèce peuvent ainsi produire des résultats différents, tous techniquement justes, mais qui ne répondent pas nécessairement à la même question.
C’est pourquoi, chez Smaltis, le choix de la souche fait partie intégrante du design expérimental. Avant d’ouvrir une collection ou de rechercher un isolat, nous clarifions l’objectif du projet : faut-il standardiser une méthode, comprendre un mécanisme, évaluer un antimicrobien, reproduire un phénotype de résistance ou représenter une situation clinique ? La réponse détermine ensuite le modèle pertinent : souche de référence, isolat humain, vétérinaire ou environnemental, panel de souches, mutant disponible ou souche construite à façon.
Il était une fois une odeur si universelle qu’elle reçut son propre nom : le petrichor.
Cette odeur si particulière qui s’élève du sol après une pluie d’été, lorsque les premières gouttes frappent une terre restée sèche pendant plusieurs jours. Une odeur rassurante, familière, presque universelle, qui évoque pour certains les promenades en forêt, pour d’autres les jardins après l’orage ou les souvenirs d’enfance. Pendant longtemps, on pensa simplement qu’il s’agissait de l’odeur de la terre mouillée. Mais la réalité s’avéra bien plus surprenante.
Gestion de la contamination microbiologique : identifier, comprendre et prévenir la récidive
Une contamination microbiologique ne se limite pas à un résultat non conforme. Dans un développement R&D, un contrôle qualité, un procédé industriel ou une production biologique, elle pose immédiatement des questions concrètes : d’où vient le contaminant, est-il ponctuel ou récurrent, quel est son impact, et comment éviter qu’il ne réapparaisse ?
La réponse ne consiste pas seulement à identifier la bactérie puis à relancer le procédé. Pour maîtriser durablement une contamination bactérienne, il faut construire une investigation capable de relier les observations de laboratoire au contexte réel : échantillons, flux, matières premières, équipements, nettoyage, désinfection et pratiques de terrain.
Chez Smaltis, nous abordons ces situations comme une enquête microbiologique structurée : comprendre le problème, isoler les contaminants, identifier et comparer les isolats, conserver les éléments utiles, puis tester les solutions de prévention adaptées.
Microbiote cutané : cultiver l’exigence pour objectiver l’innovation
Le microbiote cutané n’est pas un décor. C’est une composante fonctionnelle de la peau, impliquée dans la protection contre les pathogènes, le dialogue immunitaire et la modulation de l’inflammation. Un écosystème dynamique, fait d’interactions fines entre bactéries, levures, hôte et environnement.
Notre approche repose sur une conviction simple : comprendre un microbiote, ce n’est pas seulement l’identifier. C’est savoir le cultiver, l’interroger et produire une donnée scientifiquement défendable.
C’est précisément ainsi que nous abordons le microbiote cutané : comme un écosystème complexe, dont il faut maîtriser les acteurs, les dynamiques et les mécanismes avant de prétendre en moduler l’équilibre.
Il était une fois, dans les hôpitaux du XXIe siècle, une infection que même les antibiotiques ne parvenaient plus à faire taire. Une infection opportuniste, causée par une bactérie nommée Clostridioides difficile, qui surgissait souvent chez des patients déjà fragilisés… et surtout déjà lourdement traités. Revenons sur l’histoire de cette infection à l’origine de nouveaux traitements.
Caractérisation des probiotiques : démontrer la sécurité et objectiver l’activité
Les probiotiques sont souvent présentés comme une catégorie simple. En réalité, leur caractérisation est devenue un exercice scientifique et réglementaire exigeant. Il ne suffit plus d’identifier une espèce ni d’invoquer un historique d’usage favorable : la démonstration doit désormais être conduite au niveau de la souche, en cohérence avec l’usage visé, la population cible et le cadre réglementaire considéré. Dans les référentiels de référence, un micro-organisme ne peut être qualifié de probiotique au sens strict que s’il est suffisamment caractérisé, sûr pour l’usage prévu, vivant à dose pertinente jusqu’à la fin de vie du produit, et associé à un bénéfice santé documenté. [1,5,7,8]
La question qui se pose alors est « que savons-nous démontrer, de façon robuste, sur son identité, sa sécurité et son activité fonctionnelle ? ». C’est particulièrement vrai pour les souches nouvelles ou peu documentées, pour lesquelles la seule taxonomie est insuffisante. Les cadres EFSA, GRAS et canadiens convergent sur un point central : la caractérisation utile est une caractérisation par souche, interprétée à la lumière de l’usage final. [1–6]
Construction de mutants bactériens : concevoir des souches propres, robustes et exploitables
La construction de mutants bactériens est un levier central en microbiologie. Longtemps utilisée pour élucider la fonction des gènes, elle occupe aujourd’hui une place tout aussi stratégique dans des projets de bioproduction, de biotechnologie ou de développement de bactéries thérapeutiques, où la souche modifiée peut devenir le produit final.
Cette évolution change profondément la manière d’aborder la mutagénèse. Il ne s’agit plus seulement de modifier un gène, mais de concevoir une souche cohérente avec son usage final, ses contraintes d’exploitation et son niveau d’exigence réglementaire.
La lugdunine, ou l’arme secrète d’une irréductible bactérie
Il était une fois une bataille invisible, menée au plus profond de notre nez. Un champ de guerre microscopique, où des bactéries s’affrontent sans relâche pour défendre leur territoire. Un peu comme un village d’irréductibles Gaulois, encerclé de toutes parts… sauf qu’ici, pas de Romains, mais des microbes. C’est dans ce décor étonnamment stratégique qu’un antibiotique inattendu a été découvert : la lugdunine.
2026 : relever de nouveaux défis scientifiques à vos côtés
Alors que 2026 s’ouvre devant nous, toute l’équipe Smaltis vous adresse ses vœux les plus sincères : que cette nouvelle année soit riche en clarté, en créativité, en collaborations stimulantes… et en avancées scientifiques qui trouvent l’écho qu’elles méritent.