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Caractérisation des PDRN dans les actifs cosmétiques

Comprendre la fraction d’ADN pour documenter un ingrédient

Publié le 28/10/26 dans les thématiques Génomique Precision Microbiology

Les PDRN suscitent un intérêt croissant en dermatologie, en médecine esthétique et dans le développement d’actifs cosmétiques. Longtemps associés à des préparations issues de salmonidés, ils sont désormais également étudiés à partir de ressources végétales et algales. Cette diversification des sources et des procédés d’obtention appelle une caractérisation adaptée à chaque préparation, afin de comparer les ingrédients sur des critères scientifiques documentés et d’accompagner leur développement.

Ce que désigne le terme PDRN

PDRN signifie polydésoxyribonucléotides. Dans la littérature biomédicale, ce terme désigne généralement des préparations constituées de fragments d’ADN de différentes longueurs. Leur composition dépend notamment de la matière première et du procédé d’obtention. Les critères de taille utilisés pour distinguer les PDRN des préparations de polynucléotides plus longs restent variables selon les publications. Ainsi, un extrait végétal ou algal peut naturellement contenir de l’ADN mais, pour le comparer à une préparation PDRN, il est nécessaire de documenter les caractéristiques de sa propre fraction d’ADN.

Adapter la caractérisation aux objectifs de développement et aux allégations envisagées

Le choix des analyses dépend de ce que l’on souhaite établir sur la préparation. Pour comparer la teneur en ADN de plusieurs ingrédients ou suivre un procédé d’extraction, un dosage constitue un premier niveau de caractérisation. La méthode doit être adaptée à la matrice et aux formes d’ADN recherchées : un dosage de l’ADN double brin renseigne sélectivement sur cette fraction. Dans les extraits végétaux ou algaux, les pigments, protéines et autres molécules coextraites doivent également être pris en compte pour identifier d’éventuelles interférences.

Pour comparer une préparation à des PDRN décrits dans la littérature ou documenter la régularité des lots, cette mesure doit être complétée par une description des fragments présents. Deux préparations de même concentration peuvent en effet présenter des distributions de tailles très différentes. L’analyse du profil de fragmentation permet de préciser ces différences. Pour des besoins de caractérisation plus approfondis, l’étude de la distribution des masses molaires et de leur dispersion peut également apporter des informations complémentaires sur l’hétérogénéité de la préparation. Le suivi de ces caractéristiques au cours du stockage peut ensuite contribuer à évaluer la stabilité de la fraction d’ADN.

Lorsqu’un effet biologique est revendiqué, la caractérisation se prolonge par des essais fonctionnels portant sur la préparation concernée. Une allégation de stimulation de la prolifération des fibroblastes demande, par exemple, de mesurer cette réponse cellulaire après exposition à la préparation, à des concentrations définies et avec des témoins adaptés. Pour attribuer l’effet à la fraction d’ADN ou revendiquer un mécanisme particulier, des expériences complémentaires doivent préciser la contribution de cette fraction ou de la voie biologique étudiée.

Smaltis accompagne la caractérisation de vos ingrédients PDRN

Chez Smaltis, des acteurs de la dermo-cosmétique nous confient régulièrement des ingrédients et des préparations pour en mesurer la teneur en ADN et mieux caractériser les fragments présents. Nos travaux sur des extraits complexes, notamment algaux, nous ont permis de comparer leur teneur en ADN double brin et d’examiner leur profil de fragmentation.

Nous mobilisons cette expérience et notre savoir-faire en développement et qualification des méthodes analytiques pour construire des études adaptées aux échantillons reçus. Notre accompagnement associe le choix des analyses, leur mise en œuvre et l’interprétation scientifique des résultats, afin de vous aider à comprendre les différences entre préparations et à identifier les points à approfondir.

Cette expertise s’inscrit dans notre accompagnement des projets en cosmétique et dermatologie, avec une attention particulière portée à la qualité des données et à leur utilité pour votre développement.

Vous développez un ingrédient PDRN ou souhaitez caractériser la fraction d’ADN d’une préparation ? Echangeons sur votre projet et les données nécessaires à sa progression !

Références scientifiques

1.Chen, S., Zhou, B., Zhang, W., Shang, X., Nong, X., Li, J., Feng, N., Zhai, X., Jin, S., Mi, W., Hu, Z. (2026). Orthogonal Molecular Weight Analysis of Challenging Macromolecules Using MALS and Mass Photometry: Example of Polydeoxyribonucleotide. Biomacromolecules, 27(4), 2786–2794. Consulter la publication

2.Havas, F., Krispin, S., Cohen, M., Attia-Vigneau, J. (2026). Hyaluronic Acid-like Skin Plumping and Radiance Benefits of a Porphyridium Sulfated Exopolysaccharide- and Natural PDRN-Rich Extract. Marine Drugs, 24(3), 99. Consulter la publication

3.Kim, H.J., Lee, J.W., Kim, S., Son, K.H. (2026). Plant-Derived Polynucleotides/Polydeoxyribonucleotides in Skin Biomaterials: Delivery Platforms and Bioactivity Attribution. Journal of Functional Biomaterials, 17(7), 351. Consulter la publication

4.Marques, C., Porcello, A., Cerrano, M., Hadjab, F., Chemali, M., Lourenço, K., Hadjab, B., Raffoul, W., Applegate, L.A., Laurent, A.E. (2025). From Polydeoxyribonucleotides (PDRNs) to Polynucleotides (PNs): Bridging the Gap Between Scientific Definitions, Molecular Insights, and Clinical Applications of Multifunctional Biomolecules. Biomolecules, 15(1), 148. Consulter la publication

5.Tonello, G., Daglio, M., Zaccarelli, N., Sottofattori, E., Mazzei, M., Balbi, A. (1996). Characterization and quantitation of the active polynucleotide fraction (PDRN) from human placenta, a tissue repair stimulating agent. Journal of Pharmaceutical and Biomedical Analysis, 14(11), 1555–1560. Consulter la publication

6.Zhou, B., Feng, N., Nong, X., Chen, S., Li, J., Zeng, Z., Zhang, W., Zhai, X., Li, L., Mi, W., Hu, Z. (2026). SEC-MALS analysis of polydeoxyribonucleotides: Revealing product heterogeneity and enabling measurement standardization. Talanta, 310, 130071. Consulter la publication

Actualités et articles

Caractérisation des PDRN dans les actifs cosmétiques

Les PDRN suscitent un intérêt croissant en dermatologie, en médecine esthétique et dans le développement d’actifs cosmétiques. Longtemps associés à des préparations issues de salmonidés, ils sont désormais également étudiés à partir de ressources végétales et algales. Cette diversification des sources et des procédés d’obtention appelle une caractérisation adaptée à chaque préparation, afin de comparer les ingrédients sur des critères scientifiques documentés et d’accompagner leur développement.

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Borrelia : la précision quantitative au coeur de l’inoculum

Premier épisode consacré aux bactéries exigeantes : les Borrelia, spirochètes responsables de la borréliose ou maladie de Lyme, pour lesquelles la précision du dénombrement conditionne directement la qualité de l’inoculum.

Chez Smaltis, nous travaillons notamment avec Borrelia afzelii, Borrelia burgdorferi sensus stricto et Borrelia garinii, trois espèces majeures du complexe Borrelia burgdorferi sensu lato impliquées dans la borréliose ou maladie de Lyme.

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Cutibacterium acnes : quand la souche compte autant que l’espèce

À la surface de notre peau et au cœur des follicules pilo-sébacés vit une bactérie bien connue : Cutibacterium acnes. Particulièrement abondante dans les zones riches en sébum, cette bactérie à Gram positif et anaérobie aérotolérante est fréquemment associée à l’acné.

Pourtant, sa présence n’est pas en elle-même le signe d’un déséquilibre. C. acnes fait partie du microbiote cutané normal et se retrouve aussi bien sur une peau saine que sur une peau à tendance acnéique. Certaines études ont même montré que son abondance globale pouvait être relativement comparable dans ces deux situations.

Le rôle de C. acnes ne peut donc pas être compris en recherchant uniquement sa présence ou en mesurant sa quantité. Il dépend également de la composition de sa population, des propriétés des souches qui la constituent et de leurs interactions avec leur environnement.

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Résistance de Pseudomonas aeruginosa aux odilorhabdines : MexXY(OprM) au cœur de la réponse bactérienne

Pourquoi une molécule antibiotique active contre plusieurs bactéries à Gram négatif peut-elle perdre une grande partie de son efficacité face à Pseudomonas aeruginosa ?

Une étude publiée en 2026 dans Microbiology Spectrum, à laquelle Smaltis a contribué, apporte de nouveaux éléments de réponse. Elle montre que la pompe d’efflux MexXY(OprM) joue un rôle majeur dans la résistance de P. aeruginosa aux odilorhabdines, une nouvelle classe d’antibiotiques ciblant le ribosome bactérien.

Au-delà de ce résultat, cette étude illustre une réalité essentielle pour le développement de nouveaux antimicrobiens : connaître la cible d’une molécule ne suffit pas. Il faut aussi comprendre comment la bactérie la détecte, s’y adapte et organise sa défense.

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Choisir la bonne souche pour construire un modèle microbiologique pertinent

En microbiologie, une souche n’est jamais un simple élément du protocole. Elle porte un génome, une histoire et une origine qui conditionnent ce que l’expérience pourra réellement montrer. Deux souches appartenant à la même espèce peuvent ainsi produire des résultats différents, tous techniquement justes, mais qui ne répondent pas nécessairement à la même question.

C’est pourquoi, chez Smaltis, le choix de la souche fait partie intégrante du design expérimental. Avant d’ouvrir une collection ou de rechercher un isolat, nous clarifions l’objectif du projet : faut-il standardiser une méthode, comprendre un mécanisme, évaluer un antimicrobien, reproduire un phénotype de résistance ou représenter une situation clinique ? La réponse détermine ensuite le modèle pertinent : souche de référence, isolat humain, vétérinaire ou environnemental, panel de souches, mutant disponible ou souche construite à façon.

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Il était une fois… l’odeur de la pluie

Il était une fois une odeur si universelle qu’elle reçut son propre nom : le petrichor.
Cette odeur si particulière qui s’élève du sol après une pluie d’été, lorsque les premières gouttes frappent une terre restée sèche pendant plusieurs jours. Une odeur rassurante, familière, presque universelle, qui évoque pour certains les promenades en forêt, pour d’autres les jardins après l’orage ou les souvenirs d’enfance.
Pendant longtemps, on pensa simplement qu’il s’agissait de l’odeur de la terre mouillée. Mais la réalité s’avéra bien plus surprenante.

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Gestion de la contamination microbiologique : identifier, comprendre et prévenir la récidive

Une contamination microbiologique ne se limite pas à un résultat non conforme. Dans un développement R&D, un contrôle qualité, un procédé industriel ou une production biologique, elle pose immédiatement des questions concrètes : d’où vient le contaminant, est-il ponctuel ou récurrent, quel est son impact, et comment éviter qu’il ne réapparaisse ?

La réponse ne consiste pas seulement à identifier la bactérie puis à relancer le procédé. Pour maîtriser durablement une contamination bactérienne, il faut construire une investigation capable de relier les observations de laboratoire au contexte réel : échantillons, flux, matières premières, équipements, nettoyage, désinfection et pratiques de terrain.

Chez Smaltis, nous abordons ces situations comme une enquête microbiologique structurée : comprendre le problème, isoler les contaminants, identifier et comparer les isolats, conserver les éléments utiles, puis tester les solutions de prévention adaptées.

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Microbiote cutané : cultiver l’exigence pour objectiver l’innovation

Le microbiote cutané n’est pas un décor. C’est une composante fonctionnelle de la peau, impliquée dans la protection contre les pathogènes, le dialogue immunitaire et la modulation de l’inflammation. Un écosystème dynamique, fait d’interactions fines entre bactéries, levures, hôte et environnement.

Notre approche repose sur une conviction simple : comprendre un microbiote, ce n’est pas seulement l’identifier. C’est savoir le cultiver, l’interroger et produire une donnée scientifiquement défendable.

C’est précisément ainsi que nous abordons le microbiote cutané : comme un écosystème complexe, dont il faut maîtriser les acteurs, les dynamiques et les mécanismes avant de prétendre en moduler l’équilibre.

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L’histoire d’un microbiote qui devint médicament

Il était une fois, dans les hôpitaux du XXIe siècle, une infection que même les antibiotiques ne parvenaient plus à faire taire. Une infection opportuniste, causée par une bactérie nommée Clostridioides difficile, qui surgissait souvent chez des patients déjà fragilisés… et surtout déjà lourdement traités. Revenons sur l’histoire de cette infection à l’origine de nouveaux traitements.

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Caractérisation des probiotiques : démontrer la sécurité et objectiver l’activité

Les probiotiques sont souvent présentés comme une catégorie simple. En réalité, leur caractérisation est devenue un exercice scientifique et réglementaire exigeant. Il ne suffit plus d’identifier une espèce ni d’invoquer un historique d’usage favorable : la démonstration doit désormais être conduite au niveau de la souche, en cohérence avec l’usage visé, la population cible et le cadre réglementaire considéré. Dans les référentiels de référence, un micro-organisme ne peut être qualifié de probiotique au sens strict que s’il est suffisamment caractérisé, sûr pour l’usage prévu, vivant à dose pertinente jusqu’à la fin de vie du produit, et associé à un bénéfice santé documenté. [1,5,7,8]

La question qui se pose alors est « que savons-nous démontrer, de façon robuste, sur son identité, sa sécurité et son activité fonctionnelle ? ». C’est particulièrement vrai pour les souches nouvelles ou peu documentées, pour lesquelles la seule taxonomie est insuffisante. Les cadres EFSA, GRAS et canadiens convergent sur un point central : la caractérisation utile est une caractérisation par souche, interprétée à la lumière de l’usage final. [1–6]

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